Protéger les capacités au travail: Réflexion éthique et politique à partir de l’œuvre de Martha Nussbaum

Cécile Ezvan

Abstract


Cet article propose une réflexion sur la protection des capacités au travail à partir de Martha Nussbaum. Sa visée est de penser les conditions institutionnelles de l’accès aux capacités, dans le cadre du travail, en mettant en évidence les points de tension entre l’approche des capacités et d’autres approches libérales, contractualiste ou utilitariste, qui structurent l’organisation du travail dans la société de marché.

Libérale d’un point de vue politique dans la lignée d’Emmanuel Kant, tout en s’intéressant comme Aristote et à Karl Marx à la question des seuils et des libertés substantielles (et pas seulement formelles), Nussbaum permet de souligner dans le même temps les tensions qui traversent le travail contemporain et les conditions d’un développement humain au travail à partir d’une liste de capacités centrales et d’un seuil d’accès aux ressources nécessaires pour les mettre en œuvre.

L’article s’appuie sur cette approche des capacités et la théorie de la justice de Nussbaum pour analyser les limites du droit, souligner les logiques institutionnelles qui conditionnent l’accès aux capacités au travail, et de distinguer les responsabilités collectives vis-à-vis du développement humain au travail.


Keywords


Capabilités; approche des capacités; travail; Nussbaum



DOI: https://doi.org/10.5195/jffp.2019.875

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