Le corps, l’événement, et l’horizon indépassable de l’anthropologie: Réponse à Claude Romano

Grégori Jean

Abstract


L’un des traits saillants du caractère philosophique de Claude Romano est sans doute d’aimer penser là où on ne l’attend pas. Depuis la publication, à la fin des années 1990, de ses deux livres majeurs consacrés à l’événement, l’on croyait légitime de le tenir pour ce phénoménologue de l’événementialité destiné à en exploiter le filon jusqu’à la dernière pépite. En 2010 pourtant, Au cœur de la raison, la phénoménologie, exprime clairement le besoin de parler d’autre chose et, en nouant notamment avec la philosophie d’inspiration analytique un dialogue inattendu, d’en parler autrement. Aussi ce livre, créant paradoxalement l’événement du fait de ne plus en parler, sembla témoigner d’un changement de cap — malgré, il est vrai, la publication concomitante de L’Aventure temporelle, qu’il était néanmoins possible de lire comme l’ultime mise au point sur une période désormais révolue. Les indices, du reste, ne manquaient pas, et les quelques autocritiques qui s’y trouvaient formulées, nous y reviendrons, renforcèrent l’idée d’un certain « tournant réaliste » dans l’œuvre.



DOI: https://doi.org/10.5195/jffp.2013.613

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